Exemple de bilan orthophonique : enfant de 7 ans avec dyslexie développementale

Vous cherchez un exemple complet de bilan orthophonique pour mieux structurer vos propres comptes rendus ? Voici un bilan détaillé pour un enfant de 7 ans présentant une dyslexie développementale, illustrant chaque section attendue : motif de consultation, anamnèse, observations cliniques, épreuves et synthèse des résultats, diagnostic orthophonique et projet thérapeutique avec plan de soins. Ce cas suit l’architecture rédactionnelle du compte rendu de bilan définie par la convention nationale des orthophonistes.

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Catherine Clay
Orthophoniste
N° RPPS : 10100123456
Tel : 03 84 82 14 27
23 rue Marcel Aymé
39100 Dole
Entrepreneur individuel

Compte rendu de bilan orthophonique

Bilan de la communication et du langage écrit

Date du bilan : 23/04/2026

Informations du patient

Nom
Lucas Martin
Date de naissance
11/03/2019
Âge au bilan
7 ans 1 mois
Classe
CE1
Médecin prescripteur
Dr Bernard — Médecin traitant
Prescription du
30/03/2026

Motif de consultation

Lucas est adressé par son médecin traitant à la demande de l'équipe pédagogique. Scolarisé en classe de CE1, il présente depuis l'entrée au CP des difficultés marquées et persistantes dans l'apprentissage de la lecture et de l'écriture. Les parents rapportent une lenteur importante de décodage, des confusions visuelles entre les lettres en miroir (b/d, p/q), une compréhension écrite limitée et un évitement progressif des activités de lecture. Aucune prise en charge orthophonique n'a été mise en place auparavant : ce bilan constitue la première démarche diagnostique.

Anamnèse

Lucas, 7 ans, est scolarisé en classe de CE1 dans son école de secteur. La grossesse et l'accouchement se sont déroulés sans particularité. Le développement psychomoteur est conforme aux étapes attendues : marche acquise à 13 mois, propreté à 30 mois. L'émergence du langage oral a suivi une trajectoire normale (premiers mots vers 14 mois, association de deux mots à 24 mois), sans signal d'alerte en maternelle. Les difficultés ont émergé dès l'entrée au CP, avec un échec de l'automatisation du décodage et des confusions persistantes entre graphèmes en miroir (b/d, p/q). La fin du CP s'est conclue sans acquisition stable des correspondances grapho-phonémiques. L'anamnèse familiale révèle une dyslexie diagnostiquée chez le père et un oncle paternel, témoignant d'une probable composante héréditaire. Le contexte familial est par ailleurs serein et propice aux apprentissages, avec un soutien parental investi.

Observations cliniques

Lucas se présente coopérant et investi dans les épreuves proposées, malgré un agacement perceptible face à ses difficultés en lecture. Le contact relationnel est de qualité, le regard mobilisable, et le langage oral parfaitement préservé : compréhension fine, expression syntaxiquement correcte, lexique riche pour son âge. On note une fatigabilité attentionnelle marquée après une vingtaine de minutes de tâches écrites, nécessitant des pauses régulières. Lucas mobilise plusieurs stratégies d'évitement face aux supports écrits (regard fuyant, demandes répétées de l'heure, sollicitations relationnelles), témoignant d'une dévalorisation déjà installée vis-à-vis de la lecture. Sa motivation reste néanmoins intacte lorsqu'il est encouragé et que les supports lui sont adaptés.

Épreuves et résultats

ÉpreuveDomaineRésultatsÉcart / normeZone
ELOKhomsi Conscience phonologique Segmentation syllabique : 6/10 (échec au-delà de 3 syllabes)
Identification du phonème initial : 3/10
Suppression syllabique : 2/10
−2 ET Déficit marqué
Alouette-RLefavrais Lecture 24 mots/minute
Précision : 62 % (29 mots corrects sur 47)
−2,3 ET Déficit sévère
BALE Lecture de pseudo-mots 4 / 24 pseudo-mots lus correctement — Déficit sévère
Compréhensiontexte court, 3 phrases Compréhension écrite vs orale À l'écrit : 2/5 idées retenues
À l'oral, même texte lu par l'examinateur : 5/5
— Dissociation oral / écrit
BALE Écriture / dictée Mots fréquents : 5/10 (omissions de phonèmes, inversions)
Pseudo-mots dictés : 1/10
Tracé graphique correct, sans dysgraphie associée
— Déficit majeur
BMT-i Mémoire verbale de travail Empan chiffres endroit : 5
Empan chiffres envers : 3
Norme basse Norme basse
ELOKhomsi Langage oral Lexique en réception et en production
Compréhension morphosyntaxique
Norme Préservé

Synthèse des résultats

Les épreuves ont exploré la conscience phonologique, la lecture de texte, de mots et de pseudo-mots, la compréhension écrite, la transcription, la mémoire verbale de travail et le langage oral.

Sur le plan phonologique, les résultats à l’ELO se situent à −2 ET : si la segmentation syllabique est partiellement acquise, l’identification du phonème initial et la suppression syllabique restent très fragiles, ce qui signe une conscience phonémique encore non construite à cet âge.

En lecture, l’Alouette-R met en évidence une lenteur majeure (24 mots par minute, pour un attendu d’au moins 70 en CE1) et une précision de 62 %, soit un indice de lecture à −2,3 ET. La lecture de pseudo-mots de la BALE (4 sur 24) témoigne d’une procédure d’assemblage très peu fonctionnelle. La compréhension d’un texte court reste partielle à l’écrit (2 idées sur 5), alors que le même texte lu à voix haute est parfaitement compris (5 sur 5) : c’est bien l’accès au sens par la voie écrite qui est entravé.

En transcription, la dictée de mots fréquents est partiellement réussie (5 sur 10), avec des omissions de phonèmes et des inversions de lettres, et celle de pseudo-mots échoue presque entièrement (1 sur 10). Le geste graphique est en revanche correct. La mémoire verbale de travail se situe dans la norme basse et le langage oral est préservé, tant sur le plan lexical que morphosyntaxique. Les confusions entre lettres en miroir (b/d, p/q) sont notées à titre descriptif : aucune épreuve visuo-attentionnelle n’ayant été passée, aucune conclusion n’en est tirée sur ce plan.

Diagnostic orthophonique

Le bilan met en évidence un trouble spécifique des apprentissages en langage écrit, de type dyslexie-dysorthographie à composante phonologique prédominante, sévère au regard de l’écart à la norme en lecture (−2,3 ET). Il s’inscrit dans un contexte d’antécédents familiaux de dyslexie et contraste avec un langage oral, une compréhension orale et un geste graphique préservés, qui constituent des appuis solides pour la rééducation. Ce tableau relève de la rééducation des troubles de la communication et du langage écrit, au sens de la nomenclature générale des actes professionnels.

Projet thérapeutique

Une rééducation orthophonique est indiquée. Elle poursuivra quatre objectifs : (1) construire la conscience phonémique par un travail systématique de segmentation, de fusion et de manipulation des phonèmes ; (2) automatiser les correspondances graphème-phonème, en appui sur une approche multisensorielle ; (3) développer la fluence en lecture sur des textes calibrés ; (4) consolider la transcription des mots réguliers, au rythme des progrès du décodage. Un soutien à l’estime de soi face aux apprentissages sera intégré tout au long de la prise en charge.

Je propose deux séances hebdomadaires de 30 minutes, pour une première série de 30 séances. Un bilan ophtalmologique et orthoptique est recommandé afin d’écarter une composante visuelle associée.

En classe, un temps majoré, des supports aérés en police agrandie et la dispense de lecture à voix haute devant le groupe faciliteraient les apprentissages de Lucas ; ces aménagements pourront être formalisés dans un plan d’accompagnement personnalisé. Compte rendu à transmettre au médecin prescripteur.

Catherine Clay, orthophoniste

Ceci est un exemple statique. Avec OrthoAssist, vous générez ce type de bilan complet, entièrement modifiable et exportable en PDF, à partir de vos propres notes cliniques. Il vous reste à le relire, le corriger et le valider : la relecture automatique ne remplace pas la vôtre.

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Comment est structuré ce bilan orthophonique ?

Ce compte rendu de bilan orthophonique suit l’architecture rédactionnelle définie par la convention nationale des orthophonistes (annexe IV) : objet du bilan, anamnèse, bilan (domaines explorés et résultats), diagnostic orthophonique en correspondance avec la nomenclature, projet thérapeutique. Il est adressé au médecin prescripteur. Chaque section répond à un objectif clinique précis :

1. Motif de consultation

Décrit qui adresse le patient, depuis quand les difficultés sont signalées, et par qui (parents, équipe pédagogique, médecin traitant). C'est le point de départ contextuel du bilan.

2. Anamnèse

Retrace le développement psychomoteur, l'émergence du langage oral, le parcours scolaire, les antécédents médicaux et familiaux. Pour un enfant, on s'intéresse particulièrement aux étapes du développement (marche, premiers mots, propreté) et au contexte scolaire actuel. Pour un adulte, on documente plutôt l'histoire de la maladie et le niveau prémorbide.

3. Observations cliniques

Décrit le comportement du patient durant l'évaluation : coopération, attention, fatigabilité, stratégies d'évitement, motivation, qualité du contact relationnel. Ces observations qualitatives complètent les scores chiffrés.

4. Épreuves et synthèse des résultats

Présente les résultats des épreuves standardisées utilisées. Les tests les plus courants en France pour un enfant de cycle 2 incluent : ELO (langage oral), Alouette-R (lecture), BALE (lecture de mots et de pseudo-mots, transcription), BMT-i (mémoire de travail). Chaque résultat est positionné par rapport à la norme attendue pour l'âge (zone, écart-type, percentile), puis interprété dans la synthèse, domaine par domaine.

5. Diagnostic orthophonique

Nomme explicitement le trouble identifié, sa sévérité et les appuis préservés, en s’appuyant sur les résultats des épreuves. La convention nationale demande qu’il corresponde au libellé de la nomenclature générale des actes professionnels (NGAP) relatif au trouble, ici la rééducation des troubles de la communication et du langage écrit.

6. Projet thérapeutique

Précise les objectifs de la rééducation, le plan de soins (fréquence, durée et nombre de séances), les examens complémentaires ou orientations proposés (ophtalmologue, orthoptiste, neuropsychologue…) et les aménagements pédagogiques. Pour un bilan de renouvellement, l’anamnèse laisse place à l’évolution depuis le début de la prise en charge, et le projet devient les suites thérapeutiques.

Combien de temps prend la rédaction d'un bilan orthophonique ?

À titre d'ordre de grandeur (il ne s'agit pas d'une mesure), la rédaction d'un bilan complet de ce type peut prendre de 45 minutes à une heure à une orthophoniste libérale, souvent en soirée, après les séances de la journée. À raison de 10 à 15 bilans par mois, cela représenterait 7 à 15 heures de rédaction par mois.

OrthoAssist a été conçu pour alléger cette rédaction, en générant le brouillon complet (anamnèse, observations, synthèse des résultats, diagnostic orthophonique, projet thérapeutique) à partir des éléments cliniques saisis. L'orthophoniste relit, ajuste les nuances spécifiques à son patient, et exporte le PDF. Le temps gagné dépend des éléments fournis et de la relecture : Catherine, la première utilisatrice, est passée d'environ une heure à quinze minutes par bilan.

Quelles informations faut-il pour rédiger un bilan orthophonique ?

Pour rédiger un bilan complet et clinique, vous avez besoin de :

Avec ces éléments, le bilan complet peut être rédigé. OrthoAssist propose un formulaire structuré adaptatif (enfant ou adulte) qui guide la saisie de chaque section, puis génère automatiquement le brouillon rédigé.

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